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Le Centre d’Information et d’Education au Développement (CIES), l’Union Tunisienne de Solidarité Sociale (UTSS) et leurs partenaires viennent d’achever la 2ème édition de la formation « Médias et Migration : Pour une couverture professionnelle et pluraliste » et qui a eu lieu du 13 au 15 février 2019 au Hub Dar El Ourabi sis au N°2 Avenue Habib Thameur au sein du Centre de protection des personnes âgées de La Manouba.

En effet, l’organisation de cette formation s’inscrit dans le cadre du projet PINSEC “Jeunes, femmes et migrants : parcours d’inclusion sociale et économique en Tunisie” ; projet de coopération cofinancé par l’Agence Italienne de Coopération au Développement (AICS) et réalisé par le Centre d’Information et d’Education au Développement (CIES) en partenariat avec l’Union Tunisienne de Solidarité Sociale (UTSS) et tous leurs partenaires tunisiens, notamment l’ATCD, et étrangers.

Tout d’abord, il est à rappeler qu’une 1ère édition de cette formation a été effectuée durant la 1ère année du projet PINSEC rassemblant, ainsi, 8 journalistes et communicateurs. Le cours qui a été présenté lors de cette 1ère expérience a été plutôt sous forme de cours avec des présentations montrant des exemples de bonnes pratiques en matière de migration. D’où on a eu l’idée, cette année, de passer à la pratique à travers des exercices et des travaux en groupes afin de sortir avec une matière rédactionnelle, tel est le reportage.

Cette session avait pour objectif d’améliorer la couverture médiatique de la migration et ce, vu le rôle crucial que joue les médias au niveau de la sensibilisation sur l’importance de la lutte contre la migration irrégulière et d’informer sur les services à disposition des migrants et des potentiels migrants.

Lors de cette session, l’espace du Hub Dar El Ourabi, a accueilli un groupe de 24 journalistes professionnels qui représentent plusieurs types de médias (la presse écrite, la presse électronique, la radio, etc.) et des communicateurs de l’Observatoire Nationale de la Migration ainsi que du Ministère des Affaires Sociales.

En effet, une grande partie de la session a été assurée par M. Mohamed Chalbi, un repère dans le domaine du journalisme qui a choisi de rappeler à ces candidats les règles d’un « bon reportage » à travers une comparaison entre deux exemples d’écrits. Puis, il les a permis d’analyser trois articles déclinant un même fait en trois genres journalistique différents. Lors de la 2ème journée, les participants ont travaillé en groupes sur la déconstruction d’un reportage rédigé en « focus structure ». En fin de la journée, les journalistes et les communicateurs ont appris de nouvelles astuces sur les quatre modes d’expression (le texte, le son, l’image et la vidéo). Ceci va leur permettre de rédiger un modèle de reportage où ils mettront à profit ces quatre modes. Enfin et pour terminer avec la partie sur les techniques de rédaction d’un reportage, les participants ont travaillé en groupes pour rédiger un reportage conformément aux cours qu’il ont eu en la matière, durant 3 journées et surtout suite à l’intervention de Mme Sana Shili, Monitrice Migration au sein du projet PINSEC, qui a partagé avec les participants quelques histoires de migrants de retour tout se basant sur des détails émotionnelles, nécessaires pour la rédaction des reportages. Ceci dit, les histoires partagées ne portaient pas les vrais noms des migrants de retour ni des détails qui peuvent nuire à leurs vies privées.

Cette session a été également animée par des experts et consultants expérimentés sur les questions migratoires ainsi que des représentants d’organismes et d’établissements opérant dans le domaine de la migration. Ces intervenants avaient pour mission de renforcer les capacités et les connaissances des participants afin de traiter la thématique de la migration de manière objective, ouverte, nuancée et pluraliste dans le respect de la dignité humaine.

                                                                      

Parmi les experts en Migration on cite Monsieur Ali Belhadj qui a fait une présentation sur le paysage de la Migration en Tunisie et a évoqué la thématique de la gouvernance de la migration. Madame Paola Pace de l’Organisation Internationale pour les Migrations a également été invitée à cette formation afin de parler sur la couverture médiatique de la Migration : les enjeux de terminologie, statistique, ainsi que les « à faire et à ne pas faire ».

Dans la même journée, l’Observatoire Nationale de la Migration a été représentée par le biais de la chargée Communication, Mme Manel Helali Houaneb qui a présenté l’ONM, ses missions, son site web et a parlé particulièrement de la Data portail et la médiathèque (bibliothèque en ligne). Notre experte a également informé la présence sur la veille digitale (webradar) qui concerne le traitement médiatique de la question migratoire.

D’autre part, les organisateurs ont profité de cette occasion pour présenter les services offerts aux migrants en Tunisie comme résultat de l’étude en benchmarking qui a été menée dans le cadre du projet PINSEC et qui a abouti à la mise en place d’une base de données et à la réalisation de l’application mobile I-Migr, première de son genre en Tunisie tout en montrant son architecture : services et sous-services. Cette partie a été assurée par Monsieur Marouene Chikhaoui, consultant du bureau d’études ADVI.

Ainsi, CIES, l’UTSS et tous les partenaires du projet PINSEC sont fiers d’avoir un groupe d’ambassadeurs du domaine médiatique qui peuvent échanger leurs rédactions, leurs avis et d’autres éventuelles questions sur la migration via le groupe Facebook : Journalistes et communicateurs ambassadeurs du projet PINSEC.

 

Amira ZOUAOUI